Justice et Injustice

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Vous est-il déjà arrivé d’avoir à affronter une profonde injustice ?

Si vous interagissez avec des personnalités perverses, il est fort probable que vous ayez dû endurer différentes formes d’injustices. Par exemple, lorsque la personnalité perverse projette ses propres torts et défauts sur sa victime, à travers un mécanisme de décompression appelé « l’identification projective ». La proie sera alors tenue responsable de tous les manquements de son oppresseur, tandis que lui parviendra à se positionner en victime à travers un habile tour de passe-passe dont seules ces personnalités ont le secret.

Mais face à ces individus, l’injustice peut revêtir bien d’autres formes : une campagne de dénigrement, qui visera une complète disqualification de la victime, un coup monté, au cours duquel la victime pourra perdre son emploi, ses possessions, ses enfants.

Parmi les injustices provoquées par les personnalités perverse, il y a également l’aliénation et l’embrigadement des personnes chères à la victime et au cours desquels elles seront utilisées comme missiles pour anéantir la proie (si c’est ton cas, je t’invite à découvrir ma formation intensive ici qui porte tout spécifiquement sur ce sujet).

Oui, bien que protéiforme, l’injustice est légion lorsque nous interagissons avec ce type de personnalités.

Comment une introspection peut-elle m’aider à renverser la vapeur ?

Dans un contexte où nous devons affronter l’injustice, et à plus forte raison encore lorsque les injustices semblent s’enchaîner dans nos vies, il me paraît essentiel de se livrer à un véritable travail introspectif lié à la JUSTICE/INJUSTICE.

Car comme le signalait très justement Carl Gustav Jung, toute ombre non investiguée et non réintégrée finira toujours par nous hanter à travers des événements douloureux de la vie : « ceux qui n’apprennent rien des faits désagréables de leur vie forcent la conscience cosmique à les reproduire autant de fois que nécessaire, pour apprendre ce qu’enseigne le drame de ce qui est arrivé. »

Ce que je vous propose ici, c’est de vous donner quelques clés pour faire la paix avec cette zone d’ombre, afin de lui permettre de ne plus avoir à hanter vos vies. Car oui, si l’injustice vient régulièrement frapper à votre porte, c’est qu’elle a un précieux enseignement à vous offrir et qu’une étape supérieure de conscience s’ouvre à vous.

Mais faire la paix avec l’injustice, c’est quoi au juste ?

Dans un premier temps, c’est prendre conscience de notre propre injustice. Posez-vous la question sérieusement : « quand ai-je été injuste dans ma vie ? ». Prenez votre temps, couchez tout cela sur le papier. Prenez conscience de cela, du fait que vous avez vous aussi pu être injuste. Allons maintenant un peu plus loin, en accueillant avec tendresse cette part qui sommeille nous. Lors de ce moment de recueillement, vous pouvez dire à voix haute : « oui, j’ai été injuste avec untel, et c’est pleinement ok », « je suis injuste, et c’est tout à fait acceptable ! » (technique de Christian Junod: « Enfin libre d’être soi-même »).

Au début, vous devriez vous sentir plutôt mal et éprouver des tensions au niveau du corps. Répétez ces phrases encore et encore, jusqu’à ce que ces tensions se dissolvent. Il s’agit ici de faire la paix avec cette zone d’ombre, de la réintégrer dans la bienveillance et de l’accueillir.

Continuons le travail…

Vous allez maintenant coucher sur le papier toutes les fois où vous avez fait preuve d’injustice envers vous-même. Par exemple, lorsque vous avez accepté de rester sous les cailloux sans broncher, lorsque vous avez accepté les insultes, la violence morale, lorsque vous n’avez pas su imposer le respect de vos frontières morales et physiques.

Couchez tout cela sur papier. Prenez conscience de toute cette injustice que vous vous êtes infligée. Maintenant, répétez ces mots encore une fois : « j’ai été injuste avec moi, et c’est pleinement ok ». Répétez-les encore et encore, avec le maximum de tendresse, jusqu’à ce que les tensions corporelles se dissolvent.

Lorsque vous aurez réalisé ce travail, vous aurez fait un pas de géant dans la réintégration de cette zone d’ombre.

Mais, ce n’est pas fini et nous allons aller encore un peu plus loin en nous inspirant de l’enseignement de grands éveillés comme Jeff Foster et Katie Byron.

Une des grandes souffrances autour de l’injustice est liée à la croyance que « justice sera faite » ou que « justice doit être faite ». Au final, cette croyance provoque une crispation autour de la « justice » et cette crispation génère beaucoup d’attentes et de douleur.

Si nous cherchons véritablement la paix, il est important de nous détacher de nos croyances autour de la justice.

Je suis bien consciente que la perspective d’abandonner ces croyances n’est pas chose facile.

La réappropriation de nos zones d’ombre est tout sauf une mince affaire, mais lorsque vous goûterez à la paix que ce détachement provoque, vous comprendrez à quel point le jeu en vaut la chandelle.

Ici, il s’agit de parvenir à se détacher complètement de la croyance que la justice sera faite. Peut-être qu’elle sera faite, peut être que non, mais quoi qu’il advienne, vous resterez connecté à cet espace de paix et de tranquillité qui réside à l’intérieur de vous.

En fait, la réappropriation d’une ombre repose toujours sur ce double exercice : prendre conscience de ce que nous nous voulions pas voir (dans notre exemple: que j’ai moi-même fait preuve d’injustice), puis déconstruire nos croyances autour du concept en question (dans notre exemple: que justice doit être faite).

Mais ce travail ne va-t-il pas me conduire à la passivité ?

Alors forcément, cet exercice de déconstruction peut provoquer des interrogations: « si je ne m’attache plus à la justice, alors, je ne fais plus rien et l’injustice pourra perdurer encore et encore ! ».

La réponse est « non », bien entendu.

Car l’objectif ici est d’écouter l’élan de son cœur, de faire ce que l’on a à faire pour imposer le respect qu’on mérite, tout en se détachant de l’obsession de justice et de revanche. Il ne s’agit donc nullement de ne pas agir face à l’injustice, mais d’agir dans un état de paix et de tranquillité plutôt que dans un état de guerre et de colère.

Et l’ironie, c’est qu’en nous libérant de l’obsession de la justice, nous nous rendons justice. Car nous nous libérons alors de la rage et du désir de vengeance que génère cette quête frénétique de justice.

En nous libérant ainsi de cette quête, nous cessons de nous autodétruire, et nous accédons alors à un espace de paix et de tranquillité.

Quel merveilleux cadeau à soi-m’aime !

Et l’ultime paradoxe, c’est que plus nous lâchons cette croyance que « JUSTICE DOIT ETRE RENDUE », plus nous nous décrispons, plus nous goûtons la paix, plus la justice est susceptible de nous être rendue.

Comme l’ont dit de nombreux maîtres spirituels : « Ce à quoi tu résistes persiste, et ce que tu lâches te lâche ». Ces épreuves tournant autour de l’injustice nous obligent à réaliser un voyage douloureux à l’intérieur de nous-même, à plonger avec courage dans les méandres de nos ombres opaques, et à lâcher toutes les croyances rassurantes auxquelles nous nous crispions nerveusement (d’ailleurs, si tu souhaites accélérer ton cheminement vers le lâcher prise, je propose une formation intensive sur ce sujet).

Mais si nous osons emprunter cette voie, si nous osons pulvériser tout ce que nous tenions pour vrai, si nous affrontons les zones de turbulence que toutes ces remises en question risquent de susciter, alors le paradis est à notre portée.

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3 commentaires sur “3”

  1. Bonsoir.
    C’est très compliqué de lâcher prise lorsque l’on vit avec un pervers narcissique. J ‘essaye de faire un travail sur moi même afin de sortir de cette emprise mais le chemin semble long. Je continue quand même et espère avoir du courage pour y arriver.

    1. Merci pour le commentaire Eva! Effectivement, lâcher prise face à un pervers narcissique est un véritable tour de force. Car ces personnages savent très bien activer tous les leviers de douleur chez leur victime. C’est pour cela que j’ai expressément crée une formation intensive sur ce sujet qui dévoile 8 techniques efficaces pour réussir à lâcher prise face à ces redoutables individus

  2. Oui… effectivement, quand on s’y penche on se rend compte qu’on a soi-même été injuste certaines fois. S’en pardonner! Et on a aussi été injuste envers soi-même. Dans mon trip souvent je l’ai été, je me suis laissée faire, j’ai laissé faire…. Et je l’accepte maintenant. Ton article m’aide à faire la paix…

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