Le mode de fonctionnement effrayant des pervers narcissiques

pervers narcissique

Je te partage ici un extrait de mon livre « Plus d’Amour » dans lequel je prends conscience de la dysfonctionnalité de ma belle-famille suite à la lecture du livre « Pervers Narcissiques » de Jean-Charles Bouchoux.

L’identification projective

« Je comprends en lisant le livre que tous les maux dont m’accusait Arielle n’étaient que le fruit « d’identifications projectives« . En m’accusant d’être jalouse d’elle ou « soulagée quand elle sera morte« , elle projetait sur moi une partie d’elle-même en espérant se débarrasser de ses pulsions indésirables.

Ce mécanisme lui donnait l’illusion d’être quelqu’un de bien et lui permettait de se positionner elle-même en victime.

L’auteur souligne par ailleurs que ce mécanisme d’identification projective est typique des pathologies paranoïaques. Tiens, tiens, exactement ce dont on m’accusait il y a encore quelque temps… J’apprends un peu plus loin que l’étymologie de paranoïa signifie « Noïa » (la naissance) et « para » (ce qui empêche). En cultivant ses schémas d’identifications projectives, le pervers nage en plein délire paranoïaque et se prive de toute « naissance » à lui-même.

L’effort pour rendre l’autre fou

Jean-Charles Bouchoux explique ensuite que le pervers narcissique manipulateur est un vomisseur et qu’ »il expulse son chaos et rend malades les autres« . Mais cela peut aller encore plus loin, la victime d’un pervers narcissique peut être sommée de devenir folle, laissant ainsi le pervers à l’abri de sa propre folie : « on se décharge et on crée un enfant symptôme de la famille (…) L’enfant symptôme est sommé de devenir fou à la place des autres« .

Je comprends rapidement que j’ai bien failli tenir ce rôle d’ »enfant symptôme« , notamment cet été, lorsqu’on m’accusait d’être folle/dépressive/paranoïaque/malade et où j’étais à un doigt de sombrer.

Ça fait sacrément flipper.

Je pense être à présent hors de danger, mais je ne peux pas en dire autant de ma fille, douce et candide, qui va être amenée à passer beaucoup de temps avec eux, sans bénéficier de ma protection. Comment être sure qu’ils ne vont pas se mettre à projeter leur folie sur elle ? Mon fardeau n’est pas près de s’achever malheureusement. Toute ma vie, je vais devoir veiller à ce qu’elle ne devienne pas la cible de ces personnalités.

Une victime avec une personnalité en miroir inversé

L’autre aspect intéressant de ce livre, c’est que Jean- Charles Bouchoux se penche sur le profil de la victime qui a, comme son bourreau le manipulateur pervers, une faille narcissique importante liée à un manque d’estime personnelle.

En effet, la victime est très attachée à l’image qu’elle renvoie d’elle-même et qui tourne souvent autour de la gentillesse, empathie, bonté, générosité.

Pour s’en sortir, il est important que la victime se rencontre elle-même et se détache de ce désir d’approbation qui la rend si vulnérable.

À côté de ce désir d’approbation, l’auteur note que la victime est une personne qui « accorde facilement sa confiance, quelqu’un de suggestible« . Un peu plus loin, l’auteur explique que la victime « veut toujours faire plaisir et donner le meilleur d’elle-même ; elle accepte de se soumettre« .

Il aborde aussi le fait que souvent les victimes ne s’inscrivent que dans le désir de l’autre en niant par là même leurs propres désirs. Parfois, la victime n’est « pas capable de désirer par elle-même, car elle n’est pas vraiment consciente d’elle-même« .

L’analyse va vraiment loin, mais il me semble bien que ça corresponde à ma situation. Je me suis complètement niée dans cette relation. À vrai dire, je pense que je me suis toujours plus ou moins niée, absorbée comme je l’étais à susciter l’approbation d’à peu près tout le monde.

J’ai attiré à moi la personne qui aura été capable de me faire plonger le plus loin possible dans l’absurdité de mon positionnement intérieur. Jusqu’au jour où, acculée à la prise de conscience, je décide enfin de devenir, et pour la première fois de ma vie, moi-même.

Les différentes typologies de perversion

L’auteur liste également les différents types de pervers : « des personnes en grande souffrance qui utilisent des mécanismes pervers narcissiques pour tenter de s’en sortir, des pervers accomplis qui ne souffrent ni ne culpabilisent, et une catégorie capable en plus de mimer de l’empathie et de simuler une fausse conscience, puis de passer froidement à l’acte. » Donald Winnicot les nomme les « as if« . Certains iraient jusqu’à « rendre malade puis soigner ou faire soigner leur victime« .

La triangulation

Comme je l’avais pressenti, Jean-Charles Bouchoux confirme que la présence d’une personne représentant la loi est insupportable pour le pervers narcissique : « N’ayant pas abordé l’Œdipe, le pervers ne supporte pas la triangulation, c’est-à-dire la présence d’un tiers qui vient s’insinuer dans la relation et imposer de nouvelles règles« .

Ça me rappelle d’ailleurs la réaction d’Arielle lorsque j’avais demandé l’avis du psychiatre concernant les conseils qu’elle me prodiguait.

En faisant intervenir le psychiatre, j’ai mis en place une triangulation qu’elle n’a pas supportée… Cela me conforte donc dans mon positionnement actuel, où je compte bien faire un appel systématique à la loi et où tout sera tracé auprès des organismes sociaux.

C’est d’ailleurs la conclusion de l’auteur : « Dans des cas aussi épineux, il faut faire jouer pleinement leurs rôles à la loi, aux juges et aux avocats. Il ne faut pas reculer devant les moyens : déposer une main courante, porter plainte, ou en amont, nommer un tiers qui connait la loi. »

Extrait du livre Plus d’Amour.

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7 commentaires sur “7”

  1. C est ma vie avec une petite fille au milieu de tout ça et qui a osée porter plainte contre son père mais une justice qui condamne sa mère a la place car dos papa fait jouer ses relations quand aux services sociaux le pn a réussi à endormir ne parlons pas de la gendarmerie qui refuse de prendre vos plaintes normal son voisin et grand copain est dans cette gendarmerie d ou plan.te disparue ext… vive la justice française

    1. Merci pour ce commentaire ?
      Effectivement, je suis très inquiète car je découvre tous les jours un peu plus à quel point la justice ne joue pas son rôle vis à vis des victimes.

      1. Je suis très inquiète, je suis en instance de divorce avec un pn après plus de 17 ans de vie commune. Tout se que vous venez de dire me concerne complètement, alors se qui me fait le plus peur est le faîte de ne pas pouvoir me défendre le jour des audiences au tribunal il manipule tellement bien tout le monde .c’est ma plus grosse crainte surtout que j’ai 4 enfants avec lui et que sa situation professionnelle est nettement meilleur que la mienne ( mère au foyer) je fière d’une chose c’est que j’ai réussi a faire a stop a tout se que j’ai pu enduré pendant des années maintenant le combat ne fait que commencer

        1. Merci Yasmina pour ce courageux témoignage. Je vous souhaite bonne chance pour les audiences à venir. N’hesitez pas également à faire un tour sur mes vidéos YouTube qui donnent également différents conseils. Mais je pense que ce qui va être important, c’est de bien vous ancrer et de tenter le plus possible de lâcher prise. Bien à vous.

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