Les pervers narcissiques flirtent avec la folie

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Je te partage ici un extrait de mon livre « Plus d’Amour » dans lequel je découvre que les pervers narcissiques flirtent continuellement avec la folie, au détour de la lecture d’un article de Jean-Charles Bouchoux dans « Elle ».

« Il fait froid, j’attends le tram et tente de m’occuper comme je peux. Ça faisait longtemps que je n’avais pas consulté l’application « Elle ». Je l’ouvre, et je tombe sur un article qui me laisse sans voix, un article sur les pervers narcissiques.

Ça me fait comme un électrochoc. L’interviewé, Jean-Charles Bouchoux, explique que les pervers narcissiques sont à la frontière de la folie et que, pour ne pas devenir complètement fous, ils projettent sur une tierce personne leur propre folie, dans le but de les rendre fous. En lisant ça, les paroles de mon psy résonnent dans ma tête « mais c’est l’effort pour rendre l’autre fou!« . L’auteur continue son explication: ces personnes ne supportent pas le moindre conflit interne ou la possibilité qu’il puisse y avoir une faille chez eux. Du coup, c’est forcément l’autre qui est mauvais et qui a un problème, et c’est ce qu’ils vont tenter de démontrer en permanence. Et là, je me refais le film de toutes ces scènes où Gabriel m’a accusée d’être malade, paranoïaque, ou d’avoir un grave problème relationnel à régler avec ma mère.

L’auteur explique ensuite que les pervers narcissiques se débattent contre la folie en utilisant les mêmes mécanismes que les schizophrènes. La seule différence est que cette lutte se joue en interne pour les schizophrènes alors qu’elle se joue dans la relation pour les pervers narcissiques. C’est pour cela qu’au travers une relation fusionnelle, les pervers narcissiques auront l’impression d’échapper à la folie, car ils pourront exporter sur leur compagnon tout ce qu’ils ne peuvent et ne veulent pas voir chez eux. Et là, nouveau coup de massue. Je me souviens de toutes ces fois où mon psy me disait: « mais votre couple est trop fusionnel, il faut que vous puissiez faire des choses chacun de votre côté!« . C’est vrai que notre relation a toujours été fusionnelle. Gabriel a toujours tout voulu contrôler dans ma vie et s’est peu à peu immiscé dans tous les recoins de mon existence. J’ai effectivement ma part de responsabilité. Cette volonté de prendre le contrôle sur ma vie était très rassurante pour moi, moi qui doutais tellement de moi et qui ne me pensais pas digne d’amour. Ça m’a sécurisé à une époque où mon estime de moi-même était extrêmement basse.

Jean-Charles Bouchoux continue en parlant du mécanisme de l’isolement: le pervers va peu à peu couper sa proie de sa famille, de ses amis. Évidemment, ça me parle! Gabriel n’a jamais aimé mes amis et me l’a toujours fait comprendre, parfois même devant eux. Je me souviens d’une scène devant mon amie Charlotte où il s’était mis à étendre le linge au milieu du repas et à m’agresser devant elle. Charlotte a toujours gentiment décliné mes invitations pour dîner à la maison à partir de cette date. Je la comprends! Et mes parents, je ne compte plus les couleuvres qu’ils ont dû avaler. Un jour, ma mère m’a avoué: « oui, bien sûr, on a pensé un moment qu’on allait te perdre« . C’est grâce aux enfants que mes parents ont finalement pu conserver le lien, Gabriel trouvant cela très pratique de pouvoir solliciter mes parents au pied levé pour avoir une garde de qualité gratuitement…

Je continue l’article, et j’apprends que « la parole est leur terrain de jeu favori, que les mots n’ont aucun fond et ne servent qu’à engluer la victime« . Et là, je suis téléportée au milieu de toutes ces scènes où Gabriel me retourne le cerveau en un claquement de doigts, me laissant un goût amer dans la bouche.

Je découvre ensuite que le pervers admire sa victime et se « renarcissise » auprès d’elle. Nouvelle prise de conscience: je réalise que les seules fois où Gabriel avait délibérément parlé de rupture, c’était quand j’allais mal. Mon psy me l’avait souligné à l’époque: « il a besoin que vous brilliez« .

J’avoue que je suis sonnée par la lecture de cet article. Je l’envoie sans tarder à Amélie qui me répond: « ça fait froid dans le dos« . Le lendemain, quand j’arrive au bureau, je lui demande: « alors, l’article?! » Elle me répond: « c’est terrible. J’y ai reconnu en de nombreux points le fonctionnement de mon ex. » Ça me fait tellement de bien de l’avoir pour collègue. Je la trouve géniale et courageuse, elle a réussi à prendre son courage à deux mains pour quitter son bourreau. Je l’admire énormément. »

Extrait de mon livre « Plus d’Amour », disponible sur Kindle

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