Pourquoi les pervers narcissiques nous rendent plus forts

pervers narcissique

Qui sont les victimes de pervers narcissiques ?

Les pervers narcissiques existent et font partie du monde dans lequel nous évoluons. Selon de nombreux analystes, ces personnalités malfaisantes frappent en premier lieu des individus gais, joviaux, plein d’énergie mais surtout crédules et cultivant une vision « arc en ciel » du monde.

Christel Petitcollin a identifié une autre caractéristique clé chez les victimes : la surefficience mentale. Aussi étonnant que cela puisse paraître, leur surefficience les prédisposerait tout particulièrement à la prédation. Car cette surefficience alimente doutes, questionnements internes et incertitudes de toutes sortes. Or, c’est justement ces doutes en pagaille qui seront ensuite utilisés par les prédateurs comme levier de manipulation. A travers une technique bien rodée qui s’apparente à de l’hypnose, les personnalités perverses pourront alors distiller leur vision complètement faussée de la réalité auprès de leurs victimes.

Pourquoi les pervers narcissiques « frappent » des individus innocents ?

Forcément, ce mécanisme peut susciter incompréhension : comment est-il possible que ces personnalités sévissent en premier lieu chez des individus innocents et pleins de bonté qui ne feraient jamais de mal à personne ?

Pour ma part, je suis souvent frappée d’effroi lorsque je découvre les mésaventures de certains de mes abonnés : spoliation, campagne de diffamation, aliénation des enfants, coup monté etc… Les victimes qui se caractérisaient jusqu’alors par leur drôlerie, leur joie de vivre et leur énergie se retrouvent souvent au bout du chemin exsangues, en proie à la confusion, hantées par des schémas de pensées obsédantes, ravagées par la haine et la colère.

Quels enseignements tirer de cette douloureuse expérience ?

Cependant, au fil du temps, je me suis forgée quelques convictions par rapport à cet état des lieux. En effet, même si tout cela est profondément injuste pour les victimes qui n’ont jamais demandé à subir les mauvais traitements que leur prédateur leur inflige, elles peuvent tirer quelques enseignements extrêmement précieux de cette très douloureuse expérience.

Je suis personnellement également passée par ce vécu traumatisant, et je peux certifier que je me suis métamorphosée suite à l’enfer que j’ai enduré.

Avant d’avoir traversé l’horreur d’une relation abusive destructrice, je passais mon temps à nier mes besoins et mes convictions pour plaire aux autres et pour obtenir leur approbation.

Mon mot d’ordre était toujours le même : « ne pas faire de vague ». Où que je sois, je finissais par me contorsionner pour me couler docilement dans le moule. Sauf que ce positionnement a fini par me conduire tout droit dans la gueule du loup.

Utilisant mon besoin d’approbation comme levier principal de soumission, celui-ci n’a pas eu trop de difficulté à m’inféoder complètement… Jusqu’au jour où le cauchemar était devenu tellement insupportable que j’ai bien dû me réveiller. Dans la douleur. Mais j’ai fini par me réveiller. Et c’est bien là le point essentiel.

Comment utiliser cette épreuve comme « activateur d’authenticité » ?

Depuis les nombreuses prises de conscience qui ont jalonné cette période d’éveil, je cherche avant tout à être authentique. Mon but n’est donc plus de plaire, mais d’être parfaitement sincère vis à vis de moi-même, de mes besoins, de mes convictions… et de mes limites.

Car j’ai désormais compris que vouloir plaire à tout le monde ne peut pas mener ailleurs qu’à l’échec. Et cette compréhension est profonde et viscérale, car j’en ai fait l’expérience dans mon corps et dans mes tripes, à travers les évènements que j’ai traversés.

Comme pourrait le dire un anglophone : « I do not only know it in my head, I also know it in my bones » (je ne le sais pas uniquement au niveau de ma tête, je le sais également jusque dans mes os).

Au final, pour être véritablement authentique, il faut être suffisamment détaché du regard des autres pour se moquer des conséquences de l’expression de sa Vérité. C’est ça qui est surprenant.

Plus nous voulons plaire aux autres, moins nous pouvons être véritablement authentique. Et c’est justement pour toutes ces raisons que j’estime que l’authenticité est synonyme de force. Car il en faut de la force pour pouvoir exprimer ce qui est vrai pour nous sans avoir peur des réactions qui risquent de surgir en face de nous. Il en faut de la force pour rester ancré à ses convictions sans se laisser culpabiliser, intimider, menacer par qui que ce soit.

Conclusion

Au bout du compte, la personne que je suis devenue, forte et authentique -même s’il existe toujours des marges de progression- n’a pu voir le jour qu’après avoir traversé le chaos d’une relation hautement toxique, une relation dans laquelle j’ai viscéralement compris toute l’absurdité de mon positionnement historique. Et aussi étonnant que cela puisse paraître pour quelqu’un d’extérieur à tout cela, je ne serais jamais devenue celle que je suis désormais sans avoir été confrontée à ces personnalités malfaisantes, ces pervers narcissiques.

C’est d’ailleurs cet ultime paradoxe qui m’a fait écrire en préface de mon livre « Plus d’Amour » : « bénis soient les pervers, car ils nous rendent à nous-mêmes.» Car comme l’écrit si justement le merveilleux poète soufi Rumi : « ta blessure est le lieu depuis lequel la lumière va te pénétrer ». En nous lacérant profondément le cœur, l’âme et le corps, les pervers narcissiques ouvrent une brèche qui pourra mener à une force et une liberté inédites, si nous prenons préalablement le temps de soigner nos traumatismes (pour info, je propose un outil de guérison pour réguler ses traumatismes).

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4 commentaires sur “4”

  1. Bonjour Cosima…l authenticité oui, je suis pour mais comment affronter un ex P.N lors d une médiation sachant que lui va user de mensonges et me rabaisser dans mon rôle de mère ? J’essaie de voir cette confrontation à venir comme la dernière étape lui indiquant ma sortie d emprise. A quelle réaction m attendre ? Gentillesse, fausse volonté de faire la paix ou au contraire va t il s énerver car il ne peut s en empêcher ? Dois je me montrer vraie, exprimer mes blessures ou montrer une indifférence totale ? Je suis pour l lndifference. Qu en pensez vous ? Je le vois maitenant comme une personne faible et fragile. Merci par avance. L.

    1. Bonjour Laly et merci pour le commentaire 🙂 L’indifférence me parait le plus adapté dans cette situation effectivement. Le dirait même « indifférence + fermeté ». Il faut en effet éviter l’authenticité avec ces personnages. En fait, par les épreuves qu’ils nous font endurer, ils nous permettent de renouer avec nous-mêmes, donc de devenir véritablement authentiques, mais il ne faut pas jouer cette carte avec eux. C’est un peu le paradoxe.

  2. BONJOUR COSIMA,

    jE TROUVE TRES INTERESSANT VOTRE ANALYSE ET VOS CONSEILS
    JE ME SUIS FOLLEMENT AMOURACHEE D´UN APPAREMMENT « PN ». IL A CASSÉ EN JUIN, CAR NOS SITUATIONS SUR 2 CONTINENTS COMPLIQUAIENT LA RELATION, MAIS NS N´ARRIVONS PAS Á NS OUBLIER…
    IL VIENT DE DÉCIDER DE VENIR ME VOIR EN FÉVRIER ET DEPUIS AOUT J´AI ACCENTUÉ MA PSYCHOTHÉRAPIE ET MA THÉRAPEUTE DIT QUE CETTE RELATION EST EXCELLENTE POUR ME FORTIFIER ET SAVOIR DONNER DES LIMITES. JE SENS EN EFFET QUE J´AI BCP CHANGÉ MAIS CRAINS TJS QUE LA FASCINATION DE SA SÉDUCTION ME FASSE ACCEPTER DES HUMILIATIONS VERBALES ET CRITIQUES EXAGÉRÉES..
    j´AIMERAIS SAVOIR COMMENT ON PEUT ÊTRE SUIVIE PAR VOUS PERSONNELLEMENT
    mERCI BEAUCOUP
    SYLVIE

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