L’histoire de Mélanie, victime d’un redoutable pervers narcissique

Témoignage victime pervers narcissique

Témoignage d’une abonnée

Pourquoi ai-je dû passer par là ? Pour me prouver que je pouvais me battre ? Mais la violence, c’est comme le cancer, elle nous marque au fer rouge. Nous n’en sortons pas indemnes. `

Introduction

En 2008, je rencontre Guillaume, homme public et de talent. Je suis éblouie par sa façon de parler. Il veut de moi, que rêver de plus ? Très vite, nous vivons ensemble et décidons de mettre Rodrigue au monde. Très vite, je prends des insultes et ma 1ère gifle. Mais il m’en faut plus pour me convaincre de ce qui m’arrive. Lorsque je comprends, je ne pense pas en guérir tant c’est violent, extrême, destructeur… 

Retour en arrière – rencontre avec le père de mon premier fils

J’ai 28 ans quand je tombe amoureuse d’un homme que je rencontre au travail. Il vient de perdre sa femme dans un accident de voiture et -à mes yeux- il est l’homme idéal.

3 ans plus tard, nous avons un enfant.

Malheureusement, rapidement, et malgré l’amour qui nous unit,  je découvre un homme autoritaire et dictateur.

Notre union durera 7 ans.

Nous nous séparons alors que l’amour est toujours là. Le dialogue entre nous est difficile. Je ne comprends pas le message.

J’ai mis des années pour me guérir de cette rupture.

Aujourd’hui, il a refait sa vie avec une femme et notre fils est un adulte de 23 ans. Notre lien s’est apaisé.

Ma rencontre avec Guillaume

Je suis fragilisée par ma séparation lorsque je tombe sous le charme de Guillaume, personnage médiatique. Je suis séduite par sa prestance. Il m’apporte sur un plateau d’argent tout ce que je recherche : mettre un second enfant au monde, reconstruire ma vie.

C’est un cadeau empoisonné mais je n’y vois que du feu. Je bâtis. Pièce après pièce. Nous sommes en octobre.

En décembre, il s’installe chez moi. J’arrête la pilule. Une première dispute éclate. Je découvre la violence verbale. Mais je n’y prête pas attention. Je continue à construire. Nous achetons une maison à peine mois après notre rencontre.

A l’issue d’un dîner à la maison avec mes amis, il pique une crise de colère et fait ses valises. ‘Tu as passé la soirée à les draguer sous mes yeux’, me reproche-t-il. Je l’accueille lorsqu’il revient implorer mon pardon. En même temps, il multiplie les comportements violents sur mon fils ainé. Il l’oblige à déchirer les photos de son père, lui dicte des dictées odieuses sur sa personne, lui interdit de recevoir comme cadeau une « Play station »…

Malheureusement, cela ne me suffit pas pour ouvrir les yeux. Il porte la main sur moi et je conclus encore : « c’est un accident« .

3 mois s’écoulent avant l’acte suivant. J’ai alors le bébé dans les bras, toute à mon bonheur. Encore positive – j’ai hérité cette qualité de mon père – je pense : ‘cela va lui passer’. 

Il me faut 6 mois d’actes de violence avérée pour prendre conscience de ce que je vis. Ma psychologue me dit : ‘Il va recommencer’. Je réponds ‘Non, je ne pense pas’. L’histoire lui donne raison. Notre relation dure 3 ans. Mais les jours de bonheur se limitent à l’époque de la rencontre, c’est-à-dire 3 mois à peine. 

J’ai affaire à un malade : bipolaire, pervers narcissique, psychotique. Aujourd’hui, après avoir mené un long travail avec des psys, pratiqué la pensée positive, l’hypnose, bénéficié d’un solide nettoyage énergétique, je me sens guérie. Mais je veux que mon enfant aussi puisse être libre.

La découverte de la vérité par notre fils

Rodrigue a 10 ans quand il me demande avec insistance « maman, pourquoi l’as-tu quitté ? » La psy soutient : « Vous ne pouvez pas en faire un secret de famille ». Alors je passe aux ‘aveux’ : « Papa a eu des comportements inacceptables. Quand tu seras grand, je te donnerai plus de détails« , « Je suis déjà grand maintenant, Maman’, me rétorque-t-il. « Il te frappait ? » J’acquiesce. Rodrigue vit une mauvaise passe, il refuse d’aller chez son père.

Début 2015, il menace de se défenestrer à deux reprises. Alarmée, je téléphone à Guillaume pour lui reprocher son comportement violent. Son fils a un retard scolaire, il dyslexique et a un problème de mémoire. Inconcevable pour lui, alors il le jette dans le canapé, le classeur avec. Il ne supporte pas. Pas son fils. Là encore, il est dans le déni.

Pour les faits de violence de Guillaume, je n’intente rien. 

Il réclame la garde principale. Je serais ‘instable et insolvable’. Porter plainte contre ses actes serait un ‘Happy End’, qui me réhabiliterait dans ce que j’ai vécu, subi, souffert. Ne pouvant supporter les frais de justice, je tente de régler les choses à l’amiable un jour d’armistice. Mais ma candeur rencontre son mépris, sa haine et son refus de se voir en face. 

Je rencontre une ex compagne à qui il a fait vivre le même calvaire que moi. Elle me confie un comportement de violence verbale à l’égard de Rodrigue alors qu’il a à peine 6 ans, elle le surprend à l‘obliger à réciter l’alphabet de « A à Z » sans faute. J’en tremble encore à relire son message.

Ma meilleure amie vit le même enfer. Je m’insurge ; « mais quand vas-tu t’en libérer ? » Aujourd’hui les actes de violence sont punissables. Tout le monde ne le sait pas.

L’envol et la prise de conscience

Je reprends mon envol. 13 ans après. Les psychologues m’ont aidée à voir ce qui a ‘permis ‘ que tout ceci m’arrive. Un père dominateur, une mère trompée, et des attouchements subis dans l’enfance… En somme, j’étais la proie idéale pour les hommes violents.

Après ces prises de conscience, je découvre l’Amour véritable en refaisant ma vie avec quelqu’un de bon et attentionné. Notre entente est en tous points parfaite. De plus, il n’essaye pas d’acheter mon amour. A mes yeux, c’est inestimable.  

La découverte du bonheur familial

Je suis heureuse et épanouie dans ma vie de couple depuis quelques mois et l’entente avec Rodrigue est bonne.

Malheureusement, Guillaume – comme tout bon pervers narcissique- ne supporte pas mon bonheur. Forcément, savoir que Rodrigue s’entend très bien avec mon nouveau compagnon lui déplait.

De fils en aiguilles, notre harmonie familiale a fini par déclencher un « Tsunami » de guerre à nouveau…Après 13 ans de séparation, je suis pour la Xème fois confrontée à comparaître au tribunal de la famille.

Rodrigue est entendu par la juge, il se plaint que la vie chez moi est insoutenable, surtout depuis que son aîné de 10 ans a quitté le domicile pour prendre son envol.

Son père m’accuse de multiples faits et influence et Rodrigue est perdu, fragilisé et influencé par un père qui a une notoriété et un métier public. 

Le retour en arrière

Je me retrouve dans le même état qu’il y a 13 ans. Il veut m’arracher ma chair, mon enfant, moi qui l’ai fait grandir dans l’amour. Il sait qu’en aliénant Rodrigue, il peut me toucher au plus profond de mon être. 

Suis-je capable de tirer de tout ceci le moindre bénéfice ? Il faut passer par là pour se rendre compte que la violence nous marque au fer rouge. Mais oui, être au bout de mon travail me permet de voir le chemin parcouru. Je suis une autre Mélanie.

En apparence, je reste une battante, mais au fond de moi, les souffrances sont là. Elles m’ont juste rendue plus forte encore. Je repère plus vite les manipulateurs, pervers narcissiques, je n’accepte plus les abus. Je me fais respecter…

Ai-je le cœur en paix ? Je n’ai plus ce désir de vengeance. Mais le plus dur est que Guillaume nie tout en bloc. J’aimerais tant qu’il reconnaisse les faits, qu’il admette qu’il s’en est pris à ma chair, m’a humiliée, m’a craché au visage, m’a arraché les cheveux. Il en est encore loin ; selon lui, je mens à Rodrigue sur ses agissements, je l’insulte, j’invente tout. C’est terrible. Le pardon à 100% je n’y crois pas. Même si virtuellement, je lui ai adressé mes excuses pour lui avoir souhaité la mort aux pires moments. 

Que cela me fasse grandir est un constat que j’ai peine à tirer. Il n’en est pas moins vrai.

Rejoins le mouvement !

Inscris-toi à la Lettre d'Information et reçois un programme vidéo gratuit sur 4 jours pour cheminer vers la guérison et la liberté

envelope

4 commentaires sur “4”

  1. La bipolarité est une maladie extrêmement grave qui n’a absolument rien en commun avec les personnalités toxiques. Donc, la personne qu’elle décrit change de comportement d’un jour à l’autre mais n’est en aucun cas bipolaire. Nuancer les propos des témoignages permettrai de ne pas induire les gens en erreur sur la pathologie. Cela permettrai aussi que les victimes des Pn soient crédibles devant les tribunaux en n’associant pas des pathologies incompatibles, ce que les juges ne supportent plus.

    1. Bonjour Sandrine, merci pour ce commentaire. J’ai pris la décision de respecter le témoignage de mes lectrices et de ne pas y apporter de changements majeurs. Par ailleurs, il est conseillé de ne jamais donner au juge un quelconque diagnostic concernant la personne à laquelle nous avons affaire. En effet, cela est souvent très mal perçu par le juge qui se sent alors « dépossédé » de son rôle de juge justement. On donne les faits, rien que les faits, objectifs et si possible assortis de preuves tangibles et charge au juge d’apposer l’etiquette qu’il convient (ex: pervers narcissique).

    1. Ne soyez pas étonnée, c’est malheureusement très fréquent. Ma conviction, c’est qu’il s’agit là d’un noeud karmique que votre âme a souhaité expérimenter voire même dénouer lors de cette existence. Je compte publier des articles prochainement sur ce sujet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *