Les 4 qualités pour sortir gagnant d’une relation abusive destructrice

Je te propose dans cet article d’analyser les qualités cibles à développer si tu souhaites sortir gagnant d’une relation abusive avec un pervers narcissique.

1. Souplesse

La première qualité très importante, c’est la souplesse. En effet, l’activité favorite des manipulateurs pervers, c’est de broyer tous nos plans et d’anéantir tous nos rêves.

Car ces individus se délectent dans la destruction de leur proie.

Alors forcément, si nous restons nerveusement crispés sur nos plans dans un tel contexte, l’issue risque d’être un tantinet compliquée.

Du coup, face à ces individus, il est important d’apprendre à être souple et à lâcher prise régulièrement sur nos plans.

Pour t’illustrer cela, je vais te partager un extrait de mon ouvrage « Plus Vivante »

« Quoi qu’il en soit, je sens que je suis vraiment parvenue à avoir le bon positionnement sur ce coup-là. En fait, il s’agit ici de rebondir comme une balle souple et agile en lâchant-prise sur tout. Gabriel m’impose la solution A alors que je visais la solution B : c’est pas grave, j’en tire parti et je rebondis. Je voulais aller à Lattes et Gabriel a obtenu que nous restions sur Montpellier ? C’est pas grave, j’adore le centre-ville et je me débrouillerai avec mon employeur pour arriver à l’heure le soir à l’école des enfants. Je voulais avoir la résidence principale des enfants et Gabriel a finalement obtenu une garde parfaitement partagée ? C’est pas grave, cela me libérera un temps précieux pour m’occuper de moi, pour m’investir au boulot et pour continuer à m’éclater sur mon projet d’écriture. Je voulais accompagner les enfants à leurs rendez-vous médicaux toutes les semaines, mais Gabriel a décidé de m’en empêcher ? C’est pas grave, je réalloue ce temps sur ma semaine et ça me permet d’éviter de partager une nounou avec mon bourreau. »

Évidemment, ce positionnement implique d’être créatif et souple. Il s’agit ici d’être capable de changer sans arrêt son fusil d’épaule en gardant sa bonne humeur et sa joie de vivre. Si nous nous cramponnons sur notre cible initiale, la colère et la rage auront raison de notre santé mentale et nous finirons par nous autodétruire. Ce que j’ai personnellement trouvé le plus utile, c’est de partir du principe que ces revirements incessants sont finalement des nouveaux chemins tendus vers nous par l’Univers pour aller dans la meilleure direction qu’il soit. Certes, on a parfois l’impression d’être secoués comme des bouteilles d’orangina, mais disons-nous que derrière chaque épreuve, derrière chaque camouflet infligé par notre partenaire, il y a un sens supérieur que nous ne comprenons peut-être pas tout de suite, mais qui finira par se révéler à nous. Cela peut être par exemple une leçon que nous devons apprendre de la vie, cela peut aussi être des nouvelles conditions matérielles qui soutiendront un but plus élevé de notre existence. »

Souvent, lorsque nos bourreaux piétinent nos plans, nous devons effectuer un travail de lâcher prise à deux niveaux.

Le premier niveau sera de lâcher prise sur notre plan en lui-même.

Le second niveau sera de lâcher prise sur le désir de ne pas perdre la face vis-à-vis de notre prédateur.

Le plus étonnant, c’est que la plupart du temps, le morceau le plus dur à lâcher, ce n’est pas le plan en lui-même mais la volonté de ne pas perdre la face vis-à-vis de notre prédateur.

Il n’empêche, à partir du moment où on décide de lâcher, à partir du moment où on décide de ne plus s’accrocher à tout ça, à partir du moment où on se dit « je choisis ma paix mentale plutôt que d’avoir le dernier mot face à cet individu gravement malade », on ressent un soulagement profond et viscéral.

2- Estime de soi

Il s’agit ici d’être parfaitement conscient de son caractère sacré et du fait que nous méritons d’être traité avec le plus grand des respects.

Idéalement, il faudrait avoir vis-à-vis de soi-même la même attitude que la maman lionne vis-à-vis de son lionceau.

La maman lionne n’accepterait jamais que quiconque vienne piétiner les frontières de son petit.

D’ailleurs, si qui que ce soit s’approche son lionceau, elle se mettra à réagir vigoureusement pour imposer son respect.

Lorsque nous adoptons ce positionnement de « maman lionne » vis-à-vis de nous-mêmes, alors nous ne pouvons plus laisser passer aucun comportement déviant et nous savons fixer de très fermes limites pour imposer le respect de nos frontières physiques, psychiques et émotionnelles.

 3- Responsabilisation

Il s’agit ici de prendre ses responsabilités pour s’extraire de notre enfer quotidien.

D’ailleurs, à partir du moment où la victime prend conscience du fait qu’elle est une victime, elle s’extrait de son statut de victime.

C’est ça le paradoxe. On est une victime que tant que nous ne le savons pas.

Dès que nous comprenons que nous en sommes une, nous n’en sommes plus, car à partir de cet instant, nous pouvons alors prendre nos responsabilités pour nous extraire de la situation dans laquelle nous sommes englués.

4- Souhait de donner du sens

Il s’agit ici d’identifier les raisons pour lesquelles cette histoire nous est tombée dessus : qu’avions nous à apprendre ? Quelles étaient nos croyances limitantes lorsque nous avions attiré cette relation ?

Pour ma part, j’ai compris à travers cette relation que je méritais d’être traitée avec le plus grand des respects.

C’est marrant, mais je n’en avais pas conscience avant.

Parce qu’avant cette relation, quand on me maltraitait, je finissais toujours pat trouver une bonne excuse à mon oppresseur.

Je minimisais les mauvais traitements qu’on me faisait subir.

Je ne savais pas fixer de fermes limites pour imposer le respect que je méritais.

Je ne savais pas dire non.

Je voulais faire plaisir à tout le monde.

Je passais mon temps à nier mes besoins et ma Vérité profonde pour coïncider avec ce que les autres attendaient de moi, ou plus précisément, à ce que je pensais que les autres attendaient de moi.

Cette expérience douloureuse m’a permis de comprendre jusque dans la moelle de mes os que j’étais un être sacré et que personne n’avait l’autorisation de me maltraiter, même moi-même.

Parce qu’au final, le plus comique, c’est que la personne qui me maltraitait le plus dans cette affaire, c’était moi-même.

Car n’est-ce pas de l’auto-maltraitance que de rester sous les cailloux sans broncher ?

Conclusion

Et si tu souhaites aller plus loin dans ton processus de transformation, sache que je propose des outils de guérison, des formation intensives et des prestations d’accompagnement.

Ta nouvelle vie commence par un tout petit pas...


Inscris-toi à ma lettre d'information et reçois:

  • mon programme vidéo intensif sur 4 jours pour cheminer vers la liberté et la guérison véritables
  • ma checklist inédite pour savoir s'il s'agit bien d'une personnalité malfaisante
  • des vidéos et analyses qui te permettront d'élargir ton champ de conscience & de te créer la vie d'harmonie à laquelle tu aspires

5 commentaires sur “5”

  1. Bonsoir Cosima

    Je suis en train de faire ce travail de lâcher prise. Ce n est pas facile mais j y arrive. Je me sens mieux. Ne plus être dans le contrôle (on ne peut choisir le chemin de nos enfants, je me dis qu ils doivent faire leurs propres expériences lorsqu ils ne veulent pas VOIR la réalité) alors je lâche. J ai compris que c’était énergétique « tout ce à quoi tu résistes, persiste, tout ce que tu lâches te lâche. » Et j en suis témoin, ça fonctionne. Je me sens mieux donc mes enfants se sentent mieux…merci pour ce message. Bonne soirée.
    Ps : J ai une question, pensez vous, lorsque la souffrance vous plombe le morale, vous atteint à un point ou vous vous en rendez malade et ne vivez plus, qu il faille écrire, lire encore et encore, participer à des groupes de paroles qui entretiennent l emprise ou au contraire, pensez vous qu il faille passer à autre chose pour avancer et éviter de se noyer dans des sujets récurents, quotidiens depuis 8 ans ? Merci pour votre réponse.

    1. Merci pour ce commentaire 🙂 Exactement! Lorsqu’on lâche prise, les choses se dénouent naturellement. Pour la participation à des groupes de soutient, je pense que tout dépend de l’énergie que toutes ces activités vous insufflent. Est-ce que vous avez la sensation d’être inspirée à dépasser vos peurs, vos schémas de pensées habituels lorsque vous êtes en contact avec cette communauté ou est-ce que cela vous conduit à ressasser toujours plus et à entretenir des pensées sombres? Il n’y a pas de règle définitive à suivre là dessus. Le mieux est de suivre son petit radar intérieur en cernant quelles activités nous plombent et quelles activités nous insufflent un élan de joie et de vitalité.

      1. Merci Cosima de votre réponse. En fait sur le moment cela me fait du bien, j aide. J ai la sensation de répondre à mes propres interrogations et de ne pas être seule. Mais ceci est très chronophage et je ressasse l histoire de mon passé en partageant mon expérience. On me remerciede mon aide et c est gratifiant. Parfois l énergie est bonne d autres très mauvaises et de motivantes. Il y a aussi beaucoup de PN sur ces groupes. Je reste méfiante. Je dois aussi penser à moi. Lâcher prise est pour moi la meilleure solution. Je continue malgré tout de croire que mon gars prendra un jour ou l autre le chemin de l amour vrai et pur et qu il cessera de me rejeter. Une petite question encore 😖 ma psy et mon coatch mon vivement conseillé de tout dire à mon ado. Qu il sache la vérité, ma vérité. J ai toujours voulu le protéger et j ai toujours éviter le sujet de mon vécu de violences lorsqu’il était petit. La psy m a dit qu il n avait que le version de son père et qu il devait maintenant connaître la vérité. Qu en pensez vous ? Comment trouver les mots avec un ado qui ne croit que son père ? J ai des documents qui prouvent que je dis vrai sur la violence les menaces l infidélité…. Je pense lui montrer. Je sais qu il le répétera mais à prêt tout je n ai plus rien à perdre. J ai prévenu les S.Sociaux. Je leurs ai posé une question : « si vous ne savez pas qui des 2 parents manipulent l enfant (puisque le père a menti ouvertement), je vous retourne une autre question : lequel des 2 parents est rejeté ?  »
        Je lâche et je garde au fond du coeur l espoir que mon fils me reviendra. Bien à vous.

        1. Effectivement, on a le droit de donner sa version des faits. Vous n’êtes pas obligée de le faire de façon magistrale et sérieuse. Ça peut se faire au détour d’une conversation et vous laissez la porte ouverte en disant que s’il veut, vous avez des preuves qu’il sera autorisé à consulter. Dites le simplement, et donnez l’autorisation à votre enfant de voir les preuves, afin de ne pas le forcer à les voir. Plus vous parviendrez à le faire de manière « légère », moins il y aura le risque que votre fils se braque.

          1. Oui vous avez raison, je vais suivre votre conseil. Je vais faire passer le message en douceur. Les écrits seront à disposittions s il le souhaite. Merci Cosima vous m êtes d une aide précieuse. Bonne journée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *