Comment se dépêtrer d’un positionnement toxique dans le triangle de Karpman ?

Le triangle de Karpman, je suis sure que tu en as déjà entendu parler.

C’est ce piège dans lequel nous nous ferrons nous-mêmes dans le contexte d’une relation dysfonctionnelle avec une personnalité malfaisante (pervers narcissique, manipulateur, vampire psychique etc.)

Sans nous en rendre compte, nous finissons par adopter des réactions rigides et stéréotypées face aux comportements de notre partenaire. Un coup nous serons sauveur, puis nous enfilerons le costume du persécuteur en enfin, nous adopterons le rôle de la victime.

Le souci, c’est que tant que nous sommes enfermés dans ce triangle infernal, nous ne faisons que réagir de manière automatique. Nous ne sommes pas libres d’être la personne que nous sommes véritablement. Nous sommes une marionnette réagissante face aux stimulis de notre partenaire. 

Mais comment marche ce triangle?

Lorsque notre partenaire nous brutalise et qu’il enfile le costume du persécuteur, nous nous mettons à gémir et à nous plaindre. Nous voilà dans le costume de la victime. Et hop, il/elle inverse les rôles, retourne la situation, retombe sur ses pattes et se pose lui/elle en victime. Immédiatement, nous changeons de costume et nous voilà prête à sauver cette même personne qui venait tout juste de nous violenter.

Lorsque nous sommes empêtrés dans le triangle de Karpman, nous sommes comme endormis, nous n’arrivons pas à voir les choses telles qu’elles sont, nous avons des œillères qui limitent fortement notre champ de vision.

Plus spécifiquement, il suffit que quelqu’un enfile le costume de la victime pour que nous volions à son secours. C’est une réaction purement automatique, dénuée de conscience, un fonctionnement immédiat et instinctif ancré en nous. 

Si nous étions capable de prendre de la hauteur, nous réaliserions que cette personne qui se pose en victime est en réalité tout sauf une victime. En réalité, en adoptant le rôle de la victime, elle appuie sur le bon bouton, le bouton qui va nous permettre de réagir exactement comme il/elle le souhaite.

Or, une fois que nous nous sommes positionnés en sauveur, notre persécuteur se voit complètement réhabilité. Finalement, si nous volons à son secours, c’est qu’il n’a rien fait de mal, non ?

La boucle est alors bouclée, le persécuteur se voit disculpé, et le cycle infernal pourra se répéter à l’infini, avec une succession des rôles « sauveur – persécuteur – victime » entre le partenaire malfaisant et sa proie.

Comment s’extirper de ce triangle?

Sortir de ce triangle de Karpman n’est pas une mince affaire. Car cela implique pour la (vraie) victime de prendre suffisamment de hauteur sur le fonctionnement de son partenaire et sur le sien. En réalité, pour s’extraire de ce triangle de Karpman infernal, elle devra élever son niveau de conscience.

Elle devra être capable de capter au vol les stratégies déployées par son partenaire lorsqu’il se positionnera en victime après l’avoir brutalisée. Elle devra également « se pincer très fort » et tourner sa langue 10 fois dans la bouche avant de réagir de manière automatique, instinctive et inconsciente pour voler à son secours.

Plus elle sera capable de « monter en conscience », plus elle sera capable de décrypter les rôles utilisés par son partenaire pour la soumettre à son joug, plus la dysfonctionnalité et la toxicité de la relation lui sauteront aux yeux. 

A partir de ce moment-là, les jours de la relation seront comptés. Celle-ci deviendra alors complètement branlante, sans plus aucun appui solide. 

Car les fondations de cette relation dysfonctionnelle, c’était justement « l’équilibre des déséquilibres », à savoir deux personnes endormies qui fonctionnent de manière automatique et inconsciente en rejouant à l’infini les mêmes scénarios sombres.

A partir du moment où la (vraie) victime se réveille, la relation perd un de ses deux piliers, et tout risque de s’écrouler à chaque instant.

Un exemple de démantèlement

Pour clarifier cette notion « d’élargissement du champ de conscience », je te partage un extrait de mon livre « Plus d’Amour » dans lequel j’évoque le démantèlement du triangle de Karpman lorsqu’on souhaite se séparer d’un pervers narcissique.

« Comme le dit Christel Petitcollin, le divorce d’avec un pervers narcissique manipulateur doit se préparer comme une évasion. Il est important de ne rien dévoiler de ses intentions au départ pour pouvoir justement se préparer comme je suis en train de le faire: mise en sécurité de nos affaires personnelles, constat devant huissier des biens communs, récupération de tous les relevés de compte du couple, constitution des différents dossiers en catimini. Mon but évidemment n’est pas de détruire Gabriel, ça ne me viendrait même pas à l’idée. Mon but est simplement de l’empêcher de me détruire. Chaque dossier est un coup de massue que je lui adresserais s’il s’aventure à me nuire.

Je pense que je suis enfin devenue cet aigle à l’œil perçant qui ne laisse absolument plus rien passer et qui est capable de passer à l’attaque lorsqu’est venu le moment d’attaquer. Oui, je suis devenue dure, impitoyable même, mais je sais que c’est pour le bien de tous. Alors bien sûr, voir Gabriel désemparé est un véritable crève-cœur. Mais je reste forte en me disant que le laisser plonger au cœur de sa douleur est le plus beau service que je peux lui rendre. J’ai enfin déposé mon tablier d’infirmière de service et ce n’est vraiment pas trop tôt. Ce besoin maladif de « sauver » les autres, et Gabriel en particulier, n’était en réalité que de la codépendance. Gabriel était accro à sa position de bourreau-victime et moi à celle de sauveuse. Nous avions nos petits shoots réguliers qui nous permettaient d’entretenir cette relation et d’éviter de plonger au cœur de nos ténèbres respectives. J’ai compris aujourd’hui qu’enfiler le tablier d’infirmière était pour moi l’occasion de prouver aux autres que je méritais leur amour. Il s’agissait d’un troc nauséabond où je me sacrifiais pour obtenir un peu d’amour en échange. Je sais à présent que l’amour ne peut émaner que de soi-même et que se positionner en sauveur prive notre partenaire d’un travail intime sur ses propres blessures. En fait, cette position dysfonctionnelle permet à tout le monde de garder des œillères sur ses blessures intérieures. »

Conclusion

C’est parce qu’il est à la fois vital et très complexe de s’extraire du triangle de Karpman pour quitter un pervers narcissique que j’ai créé trois ressources sur ce sujet :

Ta nouvelle vie commence par un tout petit pas...


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