Témoignage de C***, victime de viol conjugal

Je te propose de découvrir ci-dessous le témoignage de C***, une abonnée qui a souhaité partager son expérience avec les lecteurs de mon Blog. Je lui adresse un IMMENSE merci pour ce témoignage courageux, brut et authentique. Il sera d’une aide précieuse pour toutes les victimes de violences et de viol conjugal.

J’ai rencontré un homme quand j’ai fini mes études. Il avait 10 ans de plus que moi. Il était grand, beau, souriant, attentionné. Chaque moment passé avec lui était magique. Je n’avais jamais eu autant d’attention de ma vie et pensais être bien tombée.

J’étais une jeune femme qui étais appréciée et qui s’en sortais bien dans beaucoup de domaines de sa vie. Mais je manquais de confiance en moi.

Hélas, il a changé du jour au lendemain, devenant froid, colérique par moment, sans raison particulière. Les longues conversations à refaire le monde et rire aux éclats sont devenus des moments de silence, alternés de reproches.

J’étais déstabilisée par le contraste entre son comportement du début et ces nouvelles facettes de lui que je découvrais.

Parfois il redevenait gentil, agréable, mais ce n’était plus comme avant, cela ne durait plus… Alors, je m’accrochais à ces miettes de bons moments en espérant secrètement qu’il redevienne comme au début.

Rapidement, les compliments sont devenus des dénigrements. Puis un chaud/froid permanent qui me brouillait complètement l’esprit. Au final, je ne savais plus sur quel pied danser.

J’ai commencé à culpabiliser et me demandais ce que j’avais fait de mal, convaincue que tout était de ma faute, que je n’étais pas à sa hauteur.

Petit à petit, quand quelqu’un me téléphonait, que se soit une amie ou un membre de ma famille, il me faisait comprendre que ça ne lui plaisait pas. J’ai fini par prendre mes appels en cachette puis m’éloigner de mes proches (excepté ma mère) pour éviter les disputes.

Cela a empiré car j’étais à présent seule. Je n’avais quasiment plus que lui. En effet, on travaillait ensemble et quand on finissait, je devais rentrer chez lui. On peut donc dire qu’on passait tout notre temps ensemble.

De plus en plus autoritaire, je ne disais plus rien quand il y avait désaccord pour éviter les disputes. J’étais épuisée par cette relation mais toujours dans l’espoir qu’il se montre charmant à nouveau.

Il profitait de mon argent tout en me disant que mon salaire était ridicule. Pourtant je gagnais plus de revenus que lui. Je ne disais rien car j’avais peur qu’il pense que je veuille le rabaisser.

Dans l’intimité, il n’y avait plus de tendresse. Je me sentais dégradée. Il faisait ce qu’il voulait, que j’en aie envie ou non.

Lorsqu’il essaya de me faire rompre complètement avec ma mère, je me suis dit que c’était vraiment pas normal. Je commençai à penser à le quitter. Je suis devenue distante. J’étais souvent en larmes (alors que je suis habituellement quelqu’un qui a toujours le sourire!).

Une nuit, alors que je dormais, il m’a utilisée comme un objet. J’étais terrifiée, j’essayais de me débattre, je disais clairement « non, je ne veux pas faire ça », le repoussais autant que je pouvais, mais j’étais une brindille à côté de lui.

Par manque de force, je finis par capituler en priant pour que ce viol se termine vite. Il m’asséna le sourire en coin qu’il espérait que je tombe enceinte pour que je n’aie pas le courage de le laisser.

Je suis rentrée chez moi après une longue période. J’ai commencé à faire des recherches sur internet et j’ai découvert ce qu’était un pervers narcissique et aussi le viol conjugal. Pour moi cela ne pouvait pas être des viols car c’était mon compagnon. Mais en fait, j’étais bien violée tous les jours par mon partenaire!

Quand je lui ai annoncé que j’avais pris la ferme décision de le quitter, il s’exclama qu’étant donné les symptômes que je présentais, je ferais mieux d’effectuer un test de grossesse. Il a ensuite ajouté que je n’allais sûrement pas le quitter dans ce contexte.

Effectivement j’étais bien enceinte. Quand je le lui ai annoncé, il m’a fait passer pour une femme lui ayant fait un enfant dans le dos. J’étais choquée par tant de mauvaise foi, moi qui lui avais toujours dit que je n’étais pas prête pour un enfant, car nous ne nous connaissions pas assez.

Je n’avais plus de force, toutes ces disputes n’ayant ni queue ni tête m’épuisaient littéralement. J’ai décidé d’avorter. J’avais mal de prendre cette décision mais je ne voulais pas avoir un lien à vie avec lui. Je comprenais que je m’étais trompée sur toute la ligne à son sujet et que je devais trouver une solution pour m’échapper au plus vite de ce piège.

Un soir, alors que j’avais trouvé un signe évident de tromperie chez lui, il est devenu furieux, m’a attrapé le bras et m’a jetée au sol. J’ai traversé la pièce. Il me disait « je peux te tuer maintenant, je vais te tuer! ». Il y avait une telle haine dans son regard… il en était franchement capable.

Je me voyais mourir chez lui, loin des miens, je venais à peine de passer la vingtaine, des larmes inondaient mon visage. Je pensais à ma famille, mes amis que je ne voyais plus depuis que j’étais dans cette relation. Après une énième nuit d’horreur, je me suis enfuie dès que je l’ai vu dans un sommeil profond, en laissant toutes mes affaires chez lui.

Bien sûr, à chaque fois que j’essayais de le quitter il simulait le retour de la passion, redevenait attentionné etc, et je retombais pieds joints dedans. C’est là que j’ai compris l’enfer du mécanisme de l’emprise, mais cette fois je savais que je ne reviendrai pas en arrière, pour rien au monde, ma vie était en danger et le peu d’énergie qu’il me restait était pour me sauver.

Comprenant que je l’avais démasqué, il m’a fait subir un enfer au travail. Une campagne de diffamation terrible à laquelle plusieurs personnes ont participé: il voulait clairement me détruire.

J’ai demandé une mutation. Même s’il envoyait des personnes me persécuter sur mon nouveau lieu de travail, j’ai tenu bon et suis restée pro (je ne tenais aucune conversation privée et je faisais bien mon travail). Au fil du temps, mes collègues ont réalisé que toutes ces rumeurs étaient infondées. Mais le mal était fait.

Au final, j’ai très mal vécu tout ce harcèlement moral, c’était une véritable descente aux enfers. Sans compter la culpabilité, la honte, le dégoût que je ressentais après cette histoire sordide…

J’ai changé de travail à nouveau quelques années plus tard, par envie de découvrir autre chose professionnellement cette fois. Je n’avais entre temps plus eu aucun contact avec cet homme depuis ma fuite de chez lui, j’avais changé de numéro.

Etrangement, cet homme avait envoyé sa nouvelle compagne se faire embaucher dans mon nouveau service. Elle cherchait absolument à devenir proche de moi. Je ne suis pas rentrée dans leur petit jeu. Mais lorsque j’ai vérifié la configuration de mes réseaux sociaux, j’ai compris qu’il m’espionnait encore à travers elle.

D’ailleurs depuis, je mets très peu d’infos sur les réseaux et resserre mes paramètres de confidentialité au maximum (plus d’info par ici). C’était il y a 8 ans, j’avais honte, je culpabilisais, je n’en parlais pas. 

Ta nouvelle vie commence par un tout petit pas...


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